Une pluie de coups s’abat alors sur elle,
pieds, poings,
elle ne sait pas d’où ils
proviennent, mais elle les sent.
Elle tente de se forger une barrière,
une sorte de protection, mais cela ne sert à rien, les
heurts sont trop violents, elle perçoit chacun des coups, de
plus en plus fort de plus en plus profondément. Elle crie,
oui, elle crie, autant que le lui permet sa posture, mais ces
hurlements sont trop faibles, elle est trop faible.
Dans ces cas-là, il faut subir, subir
tous les coups et les encaisser en serrant la mâchoire pour
ne plus laisser échapper ces plaintes stridentes. Même
si, dans un dernier élan, on parvient à
parler.
- Arrêtez, hurle la jeune femme dans un
souffle éreinté, je n’ai rien fait, laissez-moi
partir.
- Hanks, je pense qu’elle a eu son compte
pour ce soir, répondit à ce énième
hurlement un des 3 garçons.
- Elle ne comprendra jamais alors autant lui
tatouer sur la peau… Répond le-dit Hanks.
- Non, hurle à nouveau la jeune femme, je
t’en prie Hanks laisse-moi partir.
Furieux qu’elle ose prononcer son
nom,
le dénommé Hanks abat violemment
sa main sur la joue de sa victime.
- Je ne veux plus que tu prononces mon nom 978 je
te l’ai déjà dit. TU NE RETIENS DONC JAMAIS
RIEN ??? s’époumone-t-il.
- Pardon pardon geint-elle sous les coups de
genoux et de pieds qui affluent à nouveau sur elle.
- Tu sais ce qui arrive quand tu me
désobéis 978 ? demande-t-il plus pour lui que pour
elle.
978 ne répond rien, elle sait parfaitement ce qui va lui
arriver. Elle sait qu’il faut aussi qu’elle se taise si
elle ne veut aggraver son cas. Elle n’appartient pas à
son monde, elle appartient… elle
lui appartient.
Soudain la voix de Hanks se fait à
nouveau entendre.
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